I – LES FEMMES PROPHETESSES

         1)  Dans l’Ancien Testament

         a) Les prophètes étaient des hommes et femmes. Ils étaient les porte-paroles de Dieu. Ils étaient revêtus de la puissance de Dieu pour                 communiquer un message de Dieu aux hommes :

           - Il devait dénoncer le péché : Jérémie 16v.10-12

           - Il annonçait des châtiments : Jérémie 4v.6-7

           - Il exhortait à la repentance : Joël 2v.12-13

           - Il annonçait la venue du Messie et son œuvre : Esaïe 7v14 ; 9v.5 ; 53v.1-12 ; etc.), etc.

         b) Ils ont été suscités par Dieu

          - Jérémie 7v.25 : « … Je n'ai pas cessé de vous envoyer jour après jour mes serviteurs les prophètes. »

           - Jérémie 25v.4 : « L'Eternel vous a envoyé tous ses serviteurs, les prophètes, il les a envoyés dès le matin… »

           - Luc 13v.34 : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui mets à mort les prophètes et tues à coups de pierres ceux que Dieu t'envoie !... »

        c) Ils ont les  mêmes devoirs

         - Esaïe 58v.1 : « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Elève ta voix comme une trompette, Et annonce … » ; « Crie à pleine voix, ne te retiens pas, dit le Seigneur » ; « Crie à plein gosier, Ne te retiens pas »

         - Jérémie 1v.4-10 ; 17-19 : «Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t'enverrai, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne les crains point, … l'Eternel étendit sa main, et toucha ma bouche…, je mets mes paroles dans ta bouche…, je t'établis …, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes….Et toi, ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur tout ce que je t'ordonnerai. »

          - Ezéchiel 2v.1-10 : «, je t'envoie vers les enfants d'Israël, … je t'envoie vers eux, et tu leur diras …, ne les crains pas et ne crains pas … Tu leur diras mes paroles, qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, … Ouvre ta bouche, et mange ce que je te donnerai ! »

         - Ezéchiel 3v.4-11,  17-27 ; 33v.1-20 : «  va vers la maison d'Israël, et dis-leur mes paroles !  tu es envoyé… Ne les crains pas, …; tu leur parleras, et, qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, tu leur diras … »

          d) Qu’elles sont les prophétesses de l’Ancien Testament ?

  • Marie, sœur d’Aaron et de Moïse : Ex 20v.20-21 ; Nombres 12v.2 ; Michée 6v.4

Marie est la forme hébraïque de Myriam. Elle apparait la première fois au moment où le peuple traverse la mer rouge, qui a englouti les égyptiens (Ex 15v.20 et suivant). Elle est la première femme appelée prophétesse dans la Bible : Ex 15v.20 « Miryam, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit à la main le tambourin, et toutes les femmes sortirent à sa suite, avec des tambourins et des danses. Miryam leur répondait : Chantez à l'Éternel, car il a montré sa souveraineté ; Il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier ». Michée la met sur le même rang que Moïse et Aaron (Michée 6v.4). Elle exerce une grande influence sur son frère Aaron. Et tous deux, s'autorisant de leurs pouvoirs prophétiques, parlèrent contre Moïse, au sujet de la femme éthiopienne qu'il avait épousé. Ce qui vaut à Marie une punition sévère (No 12v.1, 15. Enfin, Marie meurt dans l'oisis de Kadès, où les Israélites se sont établis; et le peuple célèbre ses funérailles (No20v.1). 

  •  Houlda (Hulda) de Jérusalem, femme de Schallum     

Elle était contemporiane de Sophonie, Jérémie et du roi Josias. Elle fit connaitre les jugements de l’Eternel vis-à-vis du roi (Josias) et de la nation. 2 Chr. 34.14-23 ; 2 Rois 22v.14-20 : « …allèrent auprès de la prophétesse Hulda, femme de Schallum, … gardien des vêtements. Elle habitait à Jérusalem, dans l'autre quartier de la ville. Après qu'ils lui eurent  exprimé ce qu'ils avaient à lui dire. »

  •  Débora : Juges 4v.4-6

« Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, … Elle envoya appeler Barak,…, et elle lui dit : N'est-ce pas l'ordre qu'a donné l'Eternel, le Dieu d'Israël ? Va, dirige-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali et des enfants de Zabulon »

            - Elle transmettait des messages de la part du Seigneur.

            - Elle faisait connaitre les jugements divins et transmettait directives à Baraq de la part du Seigneur (4v.4-7, 14-16).

La période était très difficile pour Israël lorsque Débora s’est ‘’levée comme mère’’: « …Les chefs étaient sans force en Israël, sans force Quand je me suis levée, moi, Débora, Quand je me suis levée comme une mère en Israël. Il avait choisi de nouveaux dieux…» (Juge 5v.6-8).

          2) Dans le Nouveau Testament

Comme dans l'Ancien Testament, des femmes prophétesses existent comme Anne (Luc 2v.36-38) ou les quatre filles de Philippe, l'évangéliste (Actes 21v.8-9).

Mais Il ne faut pas confondre «le don de prophétie» avec le ministère de prophète. Les ministères sont appelés «DONS» (Ep. 4v.8-11 ; 1Co 12v.28-30), mais les ministères sont les dons de Christ à l'Eglise, tandis que les dons du Saint-Esprit, mentionnés dans 1Co12 et 14 sont des grâces données aux croyants, membres du Corps de Christ, exercées en faveur et dans le cadre de l'Eglise ; puis à l'égard des pécheurs perdus, selon les dons reçus et les fonctions reconnues. Le prophète, c’est le porte parole de Dieu, qui est revêtu de son autorité et de son Esprit pour communiquer la volonté de Dieu aux hommes. Ce ministère est très proche du prophète mentionné dans l’Ancien Testament.

          -  Il annonce la Parole de Dieu : Actes 13v.1-4

          - Il annonce des évènements : Actes 11v.27-28, etc.

Le don de prophétie est la capacité donnée par Dieu, de présenter dans votre propre langue, un message venant directement du cœur et de la prescience de Dieu, en vue de l'édification, de l'exhortation, de l'instruction et du réconfort de l'Eglise.

Comme dans l’Ancien Testament, des femmes prophétesses existent comme Anne (Luc 2v.36-38 ou les quatre filles de Philippe l’évangéliste (Actes 21v8-9).

  • Prophétesse Anne : Luc 2v.36-38 

« Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d'Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu'elle avait épousé dans sa jeunesse, puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait pas le temple, mais elle servait Dieu jour et nuit : elle jeûnait et elle priait… »

On peut dire aussi qu’elle est devenue en un sens la première « évangéliste », puisqu’il nous est dit qu’elle « parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance d’Israël »

  •    Les quatre filles de Philippe, l’évangéliste : Actes 21.8-9 

  " Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient." ; « … qui donnaient des messages reçus de Dieu. » ; « … qui possédaient toutes les quatre le don de parler sous l’inspiration de Dieu. »

 Elles prophétisaient sous l’inspiration du Saint-Esprit : 1Co12v.4, 10-11). C’est l’accomplissement d’Actes 2v.17-18 et de Joël 2v.28-29 : 

« Voici ce qui arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur tous les hommes. Vos fils et vos filles prononceront des  paroles que je leur inspirerai. Vos jeunes gens auront des visions, Et vos ainés recevront des révélations par des songes.  Oui, certes, en ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur les plus humbles parmi mes serviteurs et mes servantes. Et ils parleront en mon nom. »

« Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon Esprit. »

  • On peut aussi ajouter Élisabeth, voici ce que dit la Bible dans Luc 1v.41-42 

« Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit. Elle s'écria d'une voix forte ... »

"Au moment où celle-ci entendit la salutation de Marie, elle sentit son enfant remuer en elle. Elle fut elle-même remplie du Saint-Esprit et s'écria à haute voix..." ; « Et élevant la voix, elle s'écria : ».

        3) Les fausses prophétesses dénoncées

  • Ezéchiel 13v.17-19 ; 20-23 : elles prophétisent selon leur propre initiative.

«  Et toi, fils de l'homme, porte tes regards sur les filles de ton peuple Qui prophétisent selon leur propre cœur, Et prophétise contre elles! »

« Quant à toi, l'homme, adresse-toi aux femmes d'Israël qui prophétisent de leur propre initiative, et dénonce leur imposture. »

  •  Jézabel : Ap 2v.20-23 

« Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. »

« Mais j'ai un reproche à te faire : tu tolères Jézabel, cette femme qui prétend parler de la part de Dieu. Elle égare mes serviteurs en les incitants à se livrer à l'immoralité et à manger de la viande provenant de sacrifices offerts aux idoles. »

Dans la congrégation de Thyatire, une femme semblable à Jézabel prétendait avoir des pouvoirs de prophétie, mais elle se conduisait comme les fausses prophétesses d’autrefois. Elle enseignait alors qu’elle n’en avait pas le droit et elle entraînait les membres de la congrégation dans des pratiques mauvaises. 

  • Noadia, la prophétesse qui cherchait à effrayer Néhémie pendant la reconstruction de la muraille de Jérusalem : Néhémie 6v.14 

« Souviens-toi, ô mon Dieu, … ! Souviens-toi aussi de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui cherchaient à m'effrayer ! »

« Souviens-toi, ô mon Dieu, … et aussi de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui cherchaient à me rendre craintif. »

II – LES FEMMES JUGES

Le juge était un magistrat qui rendait la justice. Dans certaines circonstances il fut pour le peuple d’Israël un libérateur afin de l’affranchir de la domination de ses ennemis. « Lorsque l'Eternel leur suscitait des juges, … et il les délivrait de la main de leurs ennemis pendant toute la vie du juge; … » (Juges 2v.18).

  • Débora, parmi les 12 juges suscités par Dieu pour diriger le soulèvement d’Israël contre un oppresseur étranger, elle est du nombre.        Elle est la seule femme prophétesse et juge en Israël. Juges 4v.1-14 (cf. Juges 5v.1-31).

« Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora, entre Rama et Béthel, dans la montagne d'Ephraïm; et les enfants d'Israël montaient vers elle pour être jugés. »

III – LES FEMMES DANS LA LOUANGE

  • Marie (Myriam), soeur de Moïse et d'Aaron : Ex 15v.1-21 (v.20-21) : Elle prend son tambourin. Toutes les femmes l'imitent. Elles forment un cortège dont Marie a pris la tête. Elles chantent en choeur tout en frappant sur leurs tambours : "Marie, ... prit à sa main un tambourin, et toutes les femmes vinrent après elle, avec des tambourins et en dansant." , et Marie leur répond : "chantez à l'Eternel, car il a fait éclater sa gloire; il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier."
  • Débora : Juges 5v1-31 «  En ce jour-là, Débora chanta ce cantique, … »
  • Anne : Luc 2v.38 « se mit à louer Dieu » ; «  se mit à remercier Dieu »
  • Marie : Luc 1v.46-55 (le cantique de Marie) « Alors Marie se mit à chanter »

IV – LES FEMMES LUTTANT DANS LA PRIERE ET L’INTERCESSION

  • Anne 

La Bible dans1Samuel 1v.1-19 dit qu’Anne, femme d’Elkana, avait une rivale nommée Pennina. Cette dernière avait des enfants, mais Anne n’en avait point parce que l’Eternel, l’avait rendue stérile. Chaque année, Elkana et toute sa famille montaient à Silo pour se prosterner devant l’Eternel et pour lui offrir des sacrifices. C’était une occasion de plus pour Pennina, sa rivale « qui cherchait sans cesse de la vexer pour l’humilier de n’avoir pas d’enfants » de lui prodiguer des "mortifications, pour la porter à s’irriter de ce que l’Eternel l’avait rendue stérile ». Sa rivale la mortifiait toutes les années. « Alors Anne pleurait et ne mangeait point. » Son cœur était très affligé, attristé et débordait de chagrin et d’humiliation, l’amertume dans l’âme. Elle souffrait dans son cœur. Elle avait un excès de douleur et de chagrin. Elle était une femme malheureuse. Mais il y a eu une année de prise de conscience de sa part au sanctuaire de Silo. La Bible dit qu’ « après que l’on eut mangé et bu aux abords du sanctuaire de Silo, Anne se leva » :

        -  « Anne très affligée. Tout en pleurs, elle pria le Seigneur »

        -  « Et l’amertume dans l’âme, elle pria l’Eternel et versa des larmes »

        -  « En prononçant une promesse (un vœu) : je m’engage à le consacrer pour toujours à ton service ; ses cheveux ne seront jamais touchés. »

        -  « Elle resta longtemps dans la prière » ; « Anne pria longtemps » ; « elle resta longtemps en prière devant l’Eternel »

        -  « Elle priait intérieurement » : « Anne parlait dans son cœur et ne faisait que remuer ses lèvres, mais on n’entendait point sa voix »

        -     Elle priait pourquoi ? : « Je suis ici pour confier ma peine au Seigneur » ; « Vois combien je suis malheureuse ! N’oublie pas, aie pitié de                moi ! Donne-moi un fils »

        -     Pourquoi a-t-elle prié longtemps ? « C’est parce que mon cœur débordait de chagrin et d’humiliation » ; « C’est l’excès de ma douleur et                de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent »

       -     Comment est-elle sortie de cette rencontre personnelle et intime avec le Seigneur dans sa présence, de ce corps à corps avec le Seigneur?                 : « Anne s’en alla et accepta de manger. La tristesse avait disparu de son visage. » : « Et cette femme s’en alla. Elle mangea, et son                         visage ne fut plus le même. »

Le Seigneur exauça Anne et lui donna un fils, qu’elle nomma Samuel en disant « je l’ai demandé à l’Eternel » (1Samuel 1v.19-20). Rappelons-nous qu’elle avait fait un vœu, une promesse au Seigneur avec foi et détermination dans sa présence : « Si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante un enfant mal, je le consacrerai à l’Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête » (1Sam 1v.11). Anne accomplit cette promesse faite au Seigneur, après la naissance et le sevrage de Samuel. Ils montèrent à la maison de l’Eternel à Silo « bien qu’il fût encore tout jeune » avec un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin pour le sacrifice, afin de le présenter devant l’Eternel et qu’il y  reste là pour toujours. Il sera nazaréen pour Dieu.

Anne dit ceci à Eli : « Te souviens-tu de cette femme qui se tenait un jour ici, non loin de toi, pour prier le Seigneur ? … C’était pour cet enfant que je priais, et l’Eternel a exaucé la prière que je lui adressais (Le Seigneur me l’a donné). A mon tour, je veux le donner au Seigneur ; pour toute sa vie, il appartiendra au Seigneur. Et ils se prosternèrent là devant l’Eternel. » (1Sam 1v.22-28). Après cela, Anne pria et loua l’Eternel. (1Samuel 2v.1-10). Anne a été bénie au-delà de son espérance (1Sam 2v.20-21a ; cf. Ephésiens 3v.20-21).

 La Bible dit que :

         -  « Le jeune Samuel demeura à Silo pour servir le Seigneur devant le sacrificateur Eli » (1Sam 2v.11)

         -  « Samuel faisait le service devant l’Eternel » (1Sam 2v.18)

         -  « Et le jeune Samuel grandissait auprès de l’Eternel » (1Sam 2v.21b)

         -  « Le jeune Samuel continuait à grandir, et il était agréable à l’Eternel et aux hommes » (1Sam 2v.26)

         -   « Le jeune Samuel était au service de l’Eternel devant Eli » (1Sam 3v.1)

        -   « Samuel grandissait. L’Eternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-                   Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Eternel. L’Eternel continuait à apparaitre dans Silo ; car l’Eternel se révélait à                   Samuel, dans Silo, par la parole de l’Eternel. » (1Sam 3v.19-21)

En ce temps-là, Israël avait besoin d’un prophète et d’un juge pour son peuple. Eli, le souverain sacrificateur et juge était devenu vieux, presque aveugle et ne pouvait plus voir et il était rare que le Seigneur parle directement à un homme où lui accorde une vision (1Samuel 3v.1-3). Alors l’Eternel va utiliser une femme, Anne pour accomplir sa volonté, pour atteindre son objectif avec la naissance de Samuel. Nous pouvons dire que « Dieu fait toute chose belle en son temps » (Ecclésiaste 3v.11) : « Ce que Dieu fait, est parfait en son temps ». Samuel est devenu une bénédiction non seulement pour sa famille mais aussi pour toute la nation d’Israël en tant que prophète et juge.

  • Anne : Luc 2v.37 « Puis elle était devenue veuve et avait seule jusqu’à 84 ans. Elle demeurait au Temple qu’elle ne quittait jamais, servant Dieu, nuit et jour, en jeûnant et en priant. »
  • Les veuves : 1Tim 5v.5 « la vraie veuve qui est seule au monde met son espérance en Dieu ; elle s’en remet à lui, passant ses jours et ses nuits dans la prière et l’intercession. »
  • L’Eglise de Jérusalem se révèle, malgré qu’elle semble peu affranchie de certaines traditions et pratiques de la Synagogue (Actes 11v.1-2), une communauté où les femmes ont une place à part entière.

            Actes 1v.14 : «  Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de                    Jésus. » ; « D’un commun accord, ils se retrouvaient régulièrement tous ensemble pour prier en compagnie des femmes (qui avaient suivi               Jésus) et de Marie, sa mère, ainsi que des frères de Jésus. »

V – LES FEMMES DE DISTINCTION

  • Abigail, femme d’un homme nommée, Nabal du clan de Caleb, un important propriétaire, un homme fort riche, dur et méchant. Mais la Bible dit qu’elle était une femme de bon sens (intelligente) et belle de figure. (1Samuel 25)
  • La Sunamite : 2Rois 4v.8-37: « … il y avait là une femme de distinction… » ; « … il y avait là une femme riche… »
  • Marie de Magdala, Jeanne, femme de Chuza, Suzanne : Luc 8v.1-3 

           - « … Marie de Magdala,…, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne,... qui l’assistaient de leurs biens. »

           - « … Marie, appelée de Magdala…, Jeanne, femme de Chuza, un administrateur d’Hérode, Suzanne ... qui utilisaient leurs biens pour                        aider jésus et ses disciples. »

           - « … Marie, appelée de Magdala,…, Jeanne, femme de Chuza, l’administrateur d’Hérode ... Elles assistaient Jésus et ses disciples de                           leurs biens. »

  •  Les femmes de distinction dont les noms ne sont pas citées dans la Bible

Luc 8v.1-3 : « … et plusieurs autres qui utilisaient leurs biens pour aider jésus et ses disciples. »

Paul et Silas sont à Thessalonique, selon son habitude Paul entra dans la synagogue et pendant trois sabbats, il discuta avec les juifs d’après les Ecritures.

Actes 17v.4 : « Quelques juifs se laissèrent convaincre et se joignirent à Paul et à Silas… et beaucoup de femmes de la haute société. »; « et beaucoup de femmes de qualité "; « et beaucoup de femmes influentes ».

A cause de l’opposition, Paul et Silas furent partis en direction de Bérée. A peine arrivés, ils se rendirent à la synagogue.

Actes 17v.10-12 : « Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction…»

  •  Damaris, s’est donnée au Seigneur : Actes 17v.34

Suite à l’agitation de la foule causée par les juifs venus de Thessalonique à Bérée, les frères firent partir Paul à Athènes. « Cependant, quelques auditeurs le suivirent et devinrent croyants :… Damaris, une femme de la haute société, et d’autres avec eux.

VI – LES FEMMES COLLABORATRICES DE LEURS EPOUX OU DES SERVITEURS DE DIEU

Les femmes étaient pour l’Apôtre Paul de véritables collaboratrices, partenaires, compagnons dans le service de l’Evangile.

  • Priscille et Aquilas, c’est l’engagement d’un couple chrétien. Le verbe qui est employé pour décrire leur activité est au pluriel, indiquant la participation de Priscille dans cette activité.

Actes 18v.26 : « …l’invitèrent  chez eux  et lui expliquèrent encore plus exactement» ; « Ils le prirent et lui exposèrent plus exactement… »

Priscille (Prisca) et Aquilas étaient de fidèles compagnons (collaborateurs) de l’Apôtre Paul Actes 18v.2-3 : « …Aquilas…avec sa femme Priscille…ils le prirent comme associé et le logèrent chez eux. »

Actes 18v.18-19 : « … Paul... et s’embarqua pour la Syrie emmenant Priscille et Aquilas. On débarqua à Ephèse où Paul ses compagnons… »

Rom 16v.3-5 : « …Prisca et Aquilas, mes chers collaborateurs dans l’œuvre du Christ Jésus… ils ont, un jour, exposé leur tête pour me sauver la vie, ce n’est pas moi seul qui leur en dois de la gratitude, mais encore toutes les Eglises des autres pays. Saluez aussi l’Eglise qui se réunit dans leur maison. » ; «  mes compagnons de travail au service de Jésus-Christ. Ils ont risqué leur propre vie pour sauver la mienne ».

1Co16v.19 : « Les Eglises de la province d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous envoient leurs salutations au nom du Seigneur, ainsi que l'Eglise qui se réunit dans leur maison. »

  • Diaconesses 

Rom16v1-2 : « …Phoebé, elle sert actuellement comme diacre de l’Eglise de Centrées…recevez-la comme il convient à des personnes qui ont consacré leur vie…Elle a été une aide précieuse pour beaucoup de gens, pour moi en particulier ». 

Phoebé, Diaconesse de l’Eglise de Centrées. Elle a surement intervenue en faveur des chrétiens, de Paul en particulier, en différentes occasions. « Elle a été une aide pour beaucoup de gens, pour moi en particulier ». Ce qui lui a valu le titre de protectrice : c’était le terme technique pour les représentants juridiques qui défendaient les droits des étrangers. Peut-être Phoebé, faisait partie des « femmes de qualité » (cf. Actes 17v.4 « Quelques-uns d'entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu'une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité. »).

  • Marie : Rom 16v.6 « qui s’est beaucoup dépensée pour vous » ; « qui a beaucoup travaillé pour vous »
  • Tryphène et Tryphose : Rom 16v.12 « toutes deux, travaillent fidèlement pour le Seigneur »
  • Perside : Rom 16v.12 « qui s’est donné tant de peine pour le Seigneur » ; « qui a beaucoup travaillé pour lui »
  • Evodie et Syntyche : elles sont deux chrétiennes de l’Eglise de Philippes qui avaient collaboré activement avec Paul lors de l’Evangélisation de leur ville. Celles qui ont combattu avec Paul pour l’Evangile. Mais à présent, sont opposées par un différent suffisamment grave. Paul exhortera leur pasteur à les aider à se réconcilier « Elles qui ont combattu pour l'Evangile avec moi ».

Philippiens 4v. 2-3 «  Je prie Evodie  et Syntyche de vivre en bonne intelligence, se rappelant qu’elles appartiennent au même Seigneur, qu’elles travaillent ensemble à son service et sous son inspiration…car elles ont vaillamment combattu à mes côtés pour la cause de l’Evangile, tout comme Clément et mes autres collaborateurs… »

 VII – LES FEMMES HOSPITALIERES

  • La veuve de Sarepta a ouvert sa maison au prophète Elie

1Rois 17v.8-16 : «…Mets-toi en route et va à Sarepta, …, et installe-toi là-bas. J'ai ordonné à une veuve … de pourvoir à ta nourriture.  Elie se mit donc en route et se rendit à Sarepta. Lorsqu'il arriva …, il aperçut une veuve qui ramassait du bois. Il l'appela et lui dit : S'il te plaît, va me puiser un peu d'eau dans une cruche pour que je puisse boire… apporte-moi aussi un morceau de pain.  Mais elle lui répondit … Il me reste tout juste une poignée de farine dans un pot, et un peu d'huile dans une jarre….Elie reprit : Sois sans crainte, rentre, …, prépare-moi d'abord, avec ce que tu as, une petite miche de pain et apporte-la moi ; ensuite, tu en feras pour toi et pour ton fils.  Car voici ce que déclare l'Eternel, le Dieu d'Israël : Le pot de farine ne se videra pas, et la jarre d'huile non plus, jusqu'au jour où l'Eternel fera pleuvoir sur le pays.  La femme partit et fit ce qu'Elie lui avait demandé. Pendant longtemps, elle eut de quoi manger, elle et sa famille ainsi qu'Elie.  Le pot de farine ne se vida pas et la jarre d'huile non plus, conformément à la parole que l'Eternel avait prononcée par l'intermédiaire d'Elie» (cf. 1Rois 17v.1-24)

  • La Sunamite, c’est une femme de distinction (une femme riche), mariée,  de la ville de Sunem.

Elle a pressé le prophète Elisée d’accepter à manger (elle a insisté pour qu’Elisée vienne prendre un repas chez elle) et depuis ce jour, Elisée allait toujours manger chez elle quand il passait dans la région. Elle a discerné qu’Elisée était  un homme de Dieu. Elle propose à son mari de construire une petite chambre haute équipée à l’étage supérieur de la maison pour y loger le Prophète Elisée.

2Rois 4v.8-10 « Un jour, Elisée passait par le village de Sunem. Une femme riche insista auprès de lui pour qu'il accepte de prendre un repas chez elle. Dès lors, chaque fois qu'il passait par ce village, il s'arrêtait chez elle pour manger.  Elle dit à son mari : Je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu.  Nous pourrions lui construire une petite chambre sur le toit et y mettre pour lui un lit, une table, une chaise et une lampe. Il pourrait loger là quand il viendra chez nous. » (cf.2Rois 4v.1-44)

  • Marthe, sœur de Marie et Lazare de Béthanie, accueillit Jésus dans sa maison (Luc 10v.38-42). Elle offre ses services(Jn 12v.1-2)

Luc 10v.38-42 : «  Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçu dans sa maison… » ; « là, une femme, nommée Marthe, l’accueillit dans sa maison »

Jean 12v.1-7 :  « … Jésus arriva à Béthanie, …Là, on lui fit un souper ; Marthe servait…Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux te la maison fut remplie de l’odeur du parfum… » ; « On prépara là un festin en son honneur. Marthe s’occupait du service »

  •  La belle-mère de Matthieu, qui a été guérie par Jésus se mit à les servir

Marc 1v29-31 : « En sortant de la synagogue, Jésus se dirige avec Jacques et Jean vers la maison de Simon et André. La belle-mère de Simon est couchée, en proie à de fortes fièvres. On s’empresse d’en informer Jésus. Il s’approche d’elle… aussitôt, elle se lève. Plus de fièvre ! Elle se mit à servir ses hôtes. » ; « Elle se mit à les servir » ; « Puis, elle les servit ».

  • Marie, mère de Jean, Marc

A l’heure de l’épreuve et de la persécution, c’est la maison de Marie qui accueille les chrétiens, nombreux, qui cherchent réconfort et apaisement dans la prière. Les réunions de prières de l’Eglise se tiennent dans sa maison, au temps où Hérode Agrippa persécute l’Eglise. La maison de Marie est un lieu d'asile. Et Pierre, sortant de prison se dit après réflexion que c’est chez elle, qu’il a le plus de chance de trouver les croyants. Il s’y rend naturellement. Si l'on s'en tient au sens naturel du récit, Marie, mère de Jean-Marc, était veuve, mais aisée. Luc dans Actes 12 mentionne « la maison de Marie », ce qui laisse entendre qu’elle n’avait pas de mari. La maison de Marie était une vaste demeure (suffisamment grande), avec vestibule nécessitant le service d’une bonne au moins. Les membres de la famille étaient respectés par la communauté chrétienne et il y avait suffisamment de place pour recevoir un grand rassemblement de croyants. La maison servait donc de lieu de réunion.

Actes 12v.12-17 : « Il se mit à réfléchir et, bien conscient cette fois, se dirigea vers la maison de Marie, la mère de Jean surnommée Marc. Un assez grand nombre de frères y étaient réunis pour prier. Il frappa un battant du portail extérieur. Une jeune servante, appelée Rhode, y alla et demanda qui était là. A peine eut-elle reconnu la voix de Pierre…, et annonça c’est Pierre ! Il est là, dehors devant la porte…et se mit à leur raconter comment le Seigneur l’avait fait sortir de prison…»

  • Lydie, une marchande de pourpre, une commerçante de la ville de Thyatire

Cette femme craignait Dieu. Elle assistait avec d’autres femmes à la cellule de prière qui se tenait hors de la ville. Un jour, le Seigneur ouvrit son cœur pour qu’elle soit attentive à ce que disait l’Apôtre Paul. Elle se convertie avec sa famille. Après le baptême, elle invita Paul et Silas à accepter de loger dans sa maison. 

Actes 16v.13-15 : «  Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies.  L'une d'elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu'elle fût attentive à ce que disait Paul.  Lorsqu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances. »

  • Priscille

Actes 18v.26 : « Il se mit à parler librement dans la synagogue. Aquilas et Priscille, l'ayant entendu, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu. »

VIII – LES FEMMES SERVANT DIEU DANS LE SOCIAL

  • Tabitha (Dorcas en grec), était une femme chrétienne à Joppé 

Elle confectionnait des tuniques et d’autres vêtements. Elle faisait beaucoup de bien autour d’elle en aidant ceux qui étaient dans le besoin. « Elle était continuellement occupée à faire du bien et à venir en aide aux pauvres. »

Actes 9v.36-42 : « Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d'aumônes…, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas …»

IX – LES FEMMES ATTACHEES ET CONSACREES AU SEIGNEUR JESUS

Absentes de la vie publique en Palestine, les femmes ne sont nullement absentes dans le ministère public de Jésus.

  • Les femmes dont nous ne connaissons pas les noms, anonymes. Mais dont les noms sont inscrits dans le livre de vie. La Bible parle de plusieurs femmes : elles avaient été guéris d’esprits malins et de maladies, étaient parmi ceux qui suivaient et l’accompagnaient ; l’assistaient de leurs biens ; qui étaient au service de Jésus et qui le suivaient depuis la Galilée jusqu’à Jérusalem : Mt 27v.55-56 ; Marc 15v.40-41 ; Luc 8v.1-3, 23v.48-49 :

             -  « Il y avait là plusieurs femmes, qui regardaient de loin : elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour le servir »

            -  « Quelques femmes se tenaient à distance et suivaient la scène de loin ; il y avait, entre autres … C’étaient celles qui l’avaient suivi                           habituellement et qui l’avaient assisté de leurs services et de biens lorsqu’il était en Galilée. Il y en avait encore plusieurs autres                           qui étaient montées avec lui à Jérusalem. » 

            -  « A quelque temps de là, Jésus se mit à parcourir les villes et les villages pour y prêcher publiquement et annoncer la Bonne Nouvelle                        du  Règne de Dieu. Il était accompagné des douze étaient et de quelques femmes qu’il avait délivrées de mauvais esprits et guéries                        de diverses maladies : … et  plusieurs autres. Elles assistaient Jésus et ses disciples de leurs biens. » (Luc 8v.1-3) 

            -  « Tous ceux qui étaient venus, en foule, assister à ce spectacle virent ce qui était arrivé ; alors ils s’en retournèrent en se frappant la                          poitrine de tristesse. Tous les amis de Jésus, ainsi que les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient à distance                      pour regarder ce qui se passait. »

  •   Marie, mère de Jacques et Joses

Matthieu 27v.55-61 : « Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; c'étaient celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service.  Parmi elles, Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée. » 

Marc 15v.40-41 : « Il y avait aussi là quelques femmes qui regardaient de loin. Parmi elles, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques le Jeune et de Joses, ainsi que Salomé.  Quand il était en Galilée, c'étaient elles qui l'avaient suivi en étant à son service. Il y avait aussi beaucoup d'autres femmes qui étaient montées avec lui à Jérusalem. »

  • Mère des fils de Zébédée

Matthieu 27v.55-56 : « Il y avait, à quelque distance de là, plusieurs femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service. Parmi elles, il y avait notamment Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée. »

  • Elles avaient été guéris d’esprits malins et de maladies, étaient parmi ceux qui suivaient et accompagnaient Jésus ; et l’assistaient de leurs biens : Marie de Magdala, de laquelle était sortis 7 démons, Jeanne, femme de Chuza, Suzanne. Luc 8v.1-3 :

         -  « …Marie de Magdala,…, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne, ... qui l’assistaient de leurs biens. »

         -  « …Marie, appelée de Magdala…, Jeanne, femme de Chuza, un administrateur d’Hérode, Suzanne ... qui utilisaient leurs                                             biens pour aider jésus et ses disciples. »

         -  « …Marie, appelée de Magdala,…, Jeanne, femme de Chuza, l’administrateur d’Hérode ... Elles assistaient Jésus et ses                                               disciples de leurs biens. » 

  • Marie de Magdala : Matthieu 27v.55-56 ; Mc 15v.40-41 ; Jean 19v.25

« Il y avait, à quelque distance de là, plusieurs femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service. Parmi elles, il y avait notamment Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée. »

Nommée Magdala d'après son lieu d'origine, elle est mentionnée tout d'abord dans Luc 8 v.2, comme l'une des femmes qui, ayant été guéries « des mauvais esprits et des infirmités », ont assisté de leurs biens Jésus et ses disciples. La guérison de Marie-Magdala avait été particulièrement merveilleuse : il était sorti d'elle sept démons. Elle devait donc la vie à Jésus, ceci suffirait à expliquer son dévouement. Marie, selon les évangiles, menait une existence indépendante, et elle avait de la fortune. Cependant, le cas de Marie de Magdala n'est pas unique. Il nous est dit qu'il y avait plusieurs femmes qui suivaient Jésus en l'assistant de leurs biens (Lu 8:3).

Marie de Magdala a accompagné Jésus dans son dernier voyage à Jérusalem, avec Marie, mère de Jacques le Petit et de Joses, Salomé, et plusieurs autres (Mc 15:40-41). 

  • Salomé : Mt 27v.55 ; Mc 15v.40-41 ; Luc 23v.49

Marie de Magdala a accompagné Jésus dans son dernier voyage à Jérusalem, avec Marie, mère de Jacques le Petit et de Joses, Salomé, et plusieurs autres : « Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; c'étaient celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service… »

             « Quelques femmes… ; il y avait, entre autres, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le cadet et de José, ainsi que Salomé. C’étaient celles qui l’avaient suivi habituellement et qui l’avaient assisté de leurs services et de biens lorsqu’il était en Galilée. Il y en avait encore plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. » 

  • Marie, sœur de Marthe 

Elle était là, toute entière absorbée à écouter Jésus. Au moment de la mort de Lazare son frère, c’est elle, et Marthe sa sœur que Jésus va choisir pour ce recevoir le précieux message de Jean11v.17-44 : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. »

Luc 10v.38-42 : « …là, une femme, nommée Marthe, l’accueillit dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie. Celle-ci s’assit aux pieds de Jésus, pour écouter ce qu’il disait…Marie a choisit la bonne part, celle que personne ne lui enlèvera. » 

  • La présence des femmes était-elle occasionnelle ?

La présence de ces femmes n’était pas occasionnelle ; car, ce sont elles qu’on retrouvera à Golgotha. Pour elles, qui ont suivi Jésus et ont mis en lui leur espérance, comme tous ceux qui étaient avec Jésus, l’arrestation, la condamnation et la mort de Jésus fut la mise à l’épreuve suprême de leur foi et de leur attachement à lui.Tous étaient effondrés et les femmes pleuraient : « Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui… » (Luc 23v.27-28). « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie du village de Magdala… » (Jean 19v.25-27). 

  • Elles ont été les véritables témoins oculaires des souffrances de la crucifixion.

Elles ont démontrées leur reconnaissance, leur attachement et leur courage. Elles ont reçu au travers de lui une libération qui avait atteint le fond de leur personnalité.

Matthieu 27v.55-61 : « Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; c'étaient celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service.  Parmi elles, Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée. Le soir venu, arriva un homme riche appelé Joseph, originaire de la ville d'Arimathée. Lui aussi était un disciple de Jésus.  Il alla demander à Pilate le corps de Jésus. Alors Pilate donna l'ordre de le lui remettre.  Joseph prit donc le corps, l'enroula dans un drap de lin pur et le déposa dans le tombeau tout neuf qu'il s'était fait tailler pour lui-même dans le roc. Puis il roula un grand bloc de pierre devant l'entrée du tombeau et s'en alla.  Il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face de la tombe. »

Marc 15v.40-41 : « Quelques femmes… ; il y avait, entre autres, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le cadet et de José, ainsi que Salomé. C’étaient celles qui l’avaient suivi habituellement et qui l’avaient assisté de leurs services et de biens lorsqu’il était en Galilée. Il y en avait encore plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. »

Luc 23v.48-49 : « Après avoir vu ce qui était arrivé, tout le peuple, venu en foule pour assister à ce spectacle, s’en retourna… Quant aux amis de Jésus et tous qui l’avait connu, en particulier les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, ils se tenaient tous à l’écart et observaient de loin ce qui se passait. »

Luc 23v.55-56 : « Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph, elles regardèrent le tombeau et notèrent comment le corps de Jésus avait été déposé. Ensuite elles retournèrent chez elles et préparèrent des huiles aromatiques et des parfums (pour embaumer le mort). Puis elles passèrent le jour du sabbat dans le silence et le repos, comme la loi le prescrit. » 

  • Elles étaient les premières  à être témoin de la résurrection.

Leur fidélité à celui qu’elles ont perdu les pousse d’aller au tombeau avec des huiles aromatiques, le premier jour de la semaine, malgré la présence des soldats. Elles ont été les premières à constater que le tombeau est vide, à rencontrer le Ressuscité et à être chargées du message : il est vivant ! Elles ont donc eu l’honneur d’être les premières à proclamer sa victoire.

 Marc 16v.1-8 : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles aromatiques pour aller embaumer le corps de Jésus.  Il était encore très tôt, le dimanche matin, lorsqu'elles arrivèrent au tombeau. Le soleil se levait. En chemin, elles s'étaient demandé les unes aux autres : Qui nous roulera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau ? 

Or, en levant les yeux, elles s'aperçurent que la pierre avait été roulée sur le côté, et c'était un bloc énorme.  Elles pénétrèrent dans le caveau et virent, assis du côté droit, un jeune homme vêtu d'une robe blanche. Elles furent saisies de frayeur.  Mais le jeune homme leur dit : N'ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié ? Il est ressuscité, il n'est plus ici. Voyez l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez annoncer à ses disciples, et aussi à Pierre, qu'il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.  Elles se précipitèrent hors du tombeau et s'enfuirent, toutes tremblantes et bouleversées. Elles ne dirent rien à personne, tant elles étaient effrayées. »

 Luc 24v.1-12 : « …, les femmes se rendirent au tombeau emportant les huiles aromatiques qu’elles avaient préparées. Elles découvrirent que la pierre fermant l’entrée du tombeau avait été roulée…Elles rentrèrent dans le sépulcre, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus…, deux personnages vêtus d’habits étincelants se  tinrent … devant elles… Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est plus ici, il est ressuscité… C’étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et quelques autres femmes qui portèrent cette nouvelle aux apôtres… » (cf. Mattieu 28v.1-10)

 Matthieu 28v.9-10 : « Elles quittèrent … le tombeau, …Jésus lui-même se trouva devant elles venant à leur rencontre…. Elles s’approchèrent de lui, se jetèrent à ses pieds et l’adorèrent… allez annoncer la nouvelle à mes frères  et dites-leur de se rendre en Galilée ; c’est là qu’ils me reverront. » 

  • Marie de Magdala rencontre celui qui va l’appeler par son nom « Marie »

Elle a assisté de loin au supplice de Jésus comme toutes les autres femmes qui l’ont suivi. Ensuite, elle a observé les démarches de Joseph d'Arimathée ; et, ayant regardé où on mettait le corps du Seigneur (Mc 15:47), elle est revenue quand le sabbat a été terminé, avec des aromates destinés à l'embaumement (Mc 16:1). « Il faisait encore obscur », dit Jean (Jn 20:1). Elle a donc été la première à se rendre compte de la disparition du corps de Jésus, et c'est à elle aussi qu'il est apparu tout d'abord (Jn 20:11, 17). Il ne lui a pas été permis d'approcher celui qu'elle ne devait rencontrer désormais que sur le plan spirituel (Jn 20:17) ; mais elle a reçu de lui la mission de dire à ses frères : « Je monte vers Celui qui est à la fois mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. »

Jean 20v.11-18 : « Marie, toute en larmes, est restée dehors, près du tombeau. Elle vient en pleurant vers la tombe et se penche pour regarder l’intérieur du caveau… deux anges vêtus de blanc lui apparaissent,…Marie, lui dit Jésus… va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part que je vais remonter vers Celui qui est à la fois mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala courut donc annoncer aux disciples : J’ai vu le Seigneur, et voici ce qu’il m’a dit. »

Marc 16v.9-13 : « Etant ressuscité à l’aube du dimanche matin, Jésus apparut tout d’abord à Marie dont il avait chassé sept démons… »

X - DANS L’EGLISE

  • Les femmes peuvent prier et exercer les dons spirituels dans l’Eglise

Quand l’Apôtre Paul parle des dons spirituels que l’Esprit distribue «  à chacun en particulier comme il veut » (1Co12v.11), les femmes n’en sont pas exclues à ces dons d’utilité commune, correspond autant de services et de ministères exercés dans l’Eglise par l’homme et la femme. L’Apôtre Paul donne à la femme la liberté de prophétiser et de prier dans l’Eglise. Les femmes ont une place à part entière dans l’Eglise de Jérusalem, malgré qu’elle semble peu affranchie de certaines traditions et pratiques de la synagogue et ce avant la pentecôte. La première réunion de prière de la communauté est mixte : Actes 1/14 « D’un commun accord, ils se retrouvaient régulièrement tous ensemble pour prier en compagnie des femmes (qui avaient suivi Jésus) et de Marie, sa mère, ainsi que des frères de Jésus. »

Lors de la pentecôte, (Actes 2v.1-4) « les disciples étaient tous rassemblés au même endroit. Tout à coup… ils virent apparaitre des sortes de langues qui ressemblaient à des flammèches. Elles se séparèrent et allèrent se poser sur la tête de chacun des assistants. Aussitôt ils furent tous remplis du Saint-Esprit  et commencèrent à parler dans différentes langues, chacun suivant les paroles que l’Esprit lui donnait d’exprimer. »

Voici ce que dit l'Apôtre Pierre dans Actes 2v.17-18 : «  Voici ce qui arrivera, dit Dieu, dans les jours de la fin des temps : Je répandrai de mon Esprit sur tous les hommes. Vos fils, vos filles prophétiseront, vos jeunes gens, par des visions, vos vieillards, par des songes, recevront des révélations. Oui, sur mes serviteurs, comme sur mes servantes, en ces jours-là, je répandrai de mon Esprit : ils prophétiseront. » 

Plus tard la réalisation de cette promesse Actes 21v.4 : «  Il y avait là des disciples. Après les avoir trouvés, nous sommes restés sept jours avec eux. Or ceux-ci, poussés par l'Esprit, conseillaient à Paul de ne pas se rendre à Jérusalem. »

Les quatre filles de Philippe l’évangéliste (Actes 21.8-9) « Dès le lendemain, nous sommes repartis par la route pour Césarée. Nous nous sommes rendus à la maison de Philippe, l'évangéliste c'était l'un des sept hommes que l'on avait élus à Jérusalem, et nous avons logé chez lui.  Il avait quatre filles non mariées qui avaient le don de prophétie 

  • Diaconat lui est aussi ouvert selon les besoins de l’Eglise : Actes 16v.1-6 ; 1Tim. 3v.8-13
  • Elles peuvent aussi être un don pour gouverner, être une femme qui dirige et une femme d'action 

1Co 12v.28 « C'est ainsi que Dieu a établi dans l'Eglise, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants ; puis viennent les dons suivants qu'il a faits à l'Eglise : les miracles, la guérison de malades, l'aide, la direction d'Eglise, le parler dans des langues inconnues. » 

Michée 6v.4 « T'ai-je lassé en te faisant sortir d'Egypte, et en te délivrant de ce pays où tu étais esclave, et en envoyant devant toi Moïse, Aaron et Miryam ? »

  • Les femmes âgées doivent avoir à cœur d’instruire les jeunes mariées

 Tite 2v.3-5 : « Que leur vie porte l’empreinte de leur dignité de servantes de Dieu… Que par l’exemple d’une vie correcte et par de sages conseils, elles encouragent les plus jeunes et leur apprennent à être des épouses aimantes et de bonnes mères de famille. Qu’elles les incitent à vivre dans la réserve, la discipline et la fidélité conjugale, à tenir leur intérieur propre et ordonné, à être bonnes, aimables et soumises à leurs maris…. »

  • Les célibataires ou jeunes filles

1Co 7v.34 : « …elles n’ont d’autres souci que de prendre à cœur les intérêts du Seigneur, visant à se consacrer à lui corps et âme… »

  • Elles peuvent aussi s’occuper des enfants, des jeunes filles, des veuves, des orphelins, des démunis, la Librairie, la louange,… selon leurs dons et les besoins de l’Eglise.
  • Quelques versets qui peuvent nous aider à servir le Seigneur 

2Co 10v.17-18 : « Si quelqu'un veut éprouver de la fierté, qu'il place sa fierté dans le Seigneur, déclare l'Ecriture.  Ainsi, celui qui est approuvé, ce n'est pas l'homme qui se recommande lui-même, mais celui que le Seigneur recommande. »

Pr 19v.14 : « Un homme peut hériter maison et richesse de ses pères, mais seul l'Eternel peut lui donner une femme qui sache agir avec sagesse. »

Pr 31v.29-31 : « Il y a bien des filles qui montrent leur valeur, mais toi, tu les surpasses toutes. La grâce est décevante et la beauté fugace ; la femme qui révère l'Eternel est digne de louanges.  Donnez-lui donc le fruit de son travail ! Qu'on dise ses louanges aux portes de la ville pour tout ce qu'elle fait ! »

Pr 27v.2  : « Que ta bouche ne chante pas tes louanges, laisse aux autres le soin de le faire. Oui, que ce ne soit pas toi, mais quelqu'un d'autre, qui fasse ton éloge. »

Pr 11v.16 : « Une femme aimable obtient les honneurs, [mais la femme sans vertu est assise dans la honte. Les paresseux n'ont jamais d'argent,] les hommes énergiques obtiennent les richesses. »

Pr 12v.4 : « Une femme vaillante est comme une couronne pour son mari, mais celle qui lui fait honte est comme une maladie qui ronge les os. »

En conclusion : cette étude doit nous permettre de faire d'autres recherches pour une meilleure compréhension du rôle de la femme dans l’Eglise. Soyez abondamment bénis!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie 

Bibles versions : Louis SEGOND - Parole Vivante et commentaires - Semeur - La femme dans l’Eglise - Documents Etudes Bibliques