Actes16 v.6-9 « Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision :

« un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous ! »

« un Macédonien se tenant devant lui et le suppliait : viens en Macédoine et secours-nous ! »

  • Qui interpelle Paul ?

1. C’est le Saint-Esprit, qui a des moyens surnaturels pour nous alerter, pour attirer notre attention vigilante sur les lieux, sur des hommes, sur des femmes, que Dieu veut atteindre pour le salut ou revendiquer pour son service, etc.

2.  Derrière le Macédonien, c’est d’abord des femmes qui portent cet appel dans la prière que le Saint-Esprit transmet à Paul et à Silas. Elles les réveillent à distance.

  • Comment ont-ils réagi ?

Ils ont aussitôt cherché à répondre à l’appel, en amorçant le débarquement à Néopolis.

Actes 16v.10-12 «  Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle. Etant partis de Troas, nous fîmes voile directement vers la Samothrace, et le lendemain nous débarquâmes à Néapolis.  De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d'un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. »

  • Lydie est une femme qui dirige et une femme d’action

Elle était marchande d’étoffes de pourpre,une commerçante, originaire de la ville de Thyatire,craignant (adorait) Dieu. Malgré ses activités professionnelles, elle attendait samedi (le jour du sabbat) avec impatience et la perspective qui lui tenait à cœur plus que toutes les autres. Celle de se rendre « hors de l’enceinte (de la cité), au bord de la rivière » là elle rencontre d’autres femmes avec qui elle partage sa quête de Dieu (action de chercher à trouver, à découvrir, recherche obstiner de quelqu’un ou de quelque chose).

Ensemble, elles font partir d’une cellule d’adoration païens qui adhèrent à la foi juive, qui préparent et annoncent l’Eglise : « nous supposions que les juifs se réunissaient habituellement pour la prière. Effectivement, quelques femmes étaient rassemblées là. Nous nous sommes assis parmi elles et nous avons engagé la conversation ». Paul et Silas prennent place dans le groupe, s’asseyent et partagent ce qu’ils ont à dire.

Lydie va recevoir la parole avec foi, avec une grande ferveur « Elle nous écoutait attentivement et le Seigneur ouvrit son cœur, de sorte qu’elle fut réceptive à ce que disait Paul. » ; « et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu'elle fût attentive à ce que disait Paul. ». Elle saisit l’Evangile et s’y attache fermement. L’action du Saint-Esprit est tellement forte et évidente sur elle et sa famille que le baptême a lieu aussitôt. « Elle se fit baptiser avec sa famille et ses employés ». Elle est une chrétienne à part entière, une servante du Seigneur immédiatement enrôlée.

Le sentiment de son appartenance à Dieu la remplit. Elle prend profondément conscience de sa nouvelle identité d’enfant de Dieu « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,  lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Elle est née de nouveau par le Saint-Esprit. » (Jean1v.12-13) ; une nouvelle créature « Si quelqu’un entre en communion vivante avec le Christ, il devient un homme nouveau, il est recréé. L’ancien état est dépassé. Ce qu’il était autrefois a disparu. La nouvelle création a déjà commencé ; voici : tout est devenu nouveau. » (2Co5v.17).

Dans l’humilité et la soumission, mais avec assurance et l’audace de celles qui se savent appelées par le Seigneur, elle invite Paul et Silas en ces termes : « vous avez reconnu que je crois vraiment au Seigneur ; si vous m’estimez sincèrement attachée à lui, venez accepter l’hospitalité chez-moi : vous pourrez loger dans ma maison et y demeurer (aussi longtemps qu’il vous plaira). » ; «  elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances. » Cette demande est simple mais révélateur de cette nouvelle conscience qu’elle a d’elle-même « si vous me jugez fidèle au seigneur, entrez dans ma maison ».

Paul se souviendra qu’il s’était fait bousculer par cette femme bien décidée « elle nous contraignit d’accepter » ; « nous avions fini par céder à ses insistances ».

Elle demande à Paul de poser un diagnostic spirituel, de procéder à un jugement, une estimation. Pourquoi ?

Parce qu’elle reconnait qu’elle a devant elle non seulement un homme, mais aussi un homme habilité par Dieu, qui a l’autorité et la capacité pour discerner valablement. Elle signifie aussi qu’elle reconnait en Paul son « chef » au sens biblique du terme.

Elle insiste pour que sa nouvelle position de femme chrétienne soit reconnue, que son aptitude à l’exercice d’un service, voire d’un ministère soit validée. Pensait-elle à tout cela ? Peut-être pas, mais sa démarche le sous-entend.

Cette reconnaissance qui parait importante pour certains (es), et qui les bloquent parfois pour accomplir leur service dans le monde ou même dans l’Eglise, de se savoir envoyés, non seulement par le Seigneur, mais aussi par l’Eglise à laquelle, ils appartiennent.

Bien des femmes de foi portent en elles des aspirations profondes qui n’ont pas trouvé à se concrétiser pour plusieurs raisons, mais c’est aussi parce qu’il leur manque cette insistance que nous trouvons chez Lydie et même chez maintes femmes citées en exemple dans l’Evangile. Des femmes qui ont pris conscience de la grâce qui leur a été faite, du don que Dieu leur accordait, qu’elles refusaient d’étouffer, de la bénédiction dont elles étaient les porteuses. Et que par fidélité, ont demandé à pouvoir la transmettre aux côtés des frères et en plein accord et harmonie avec eux. Voici ce que le seigneur m’a donné, mais j’ai besoin pour entrer dans l’obéissance du service de votre confirmation, de votre soutien, etc.

Lydie s’accroche à Paul qui ne sait pas encore que cette insistance est celle du Saint-Esprit, celle du Seigneur qui discerne déjà la généreuse Eglise naissante de Philippe. C’est chez elle que s’est réunie la première Eglise d’Europe. Paul reconnait en Lydie une partenaire à part entière dans l’œuvre du Seigneur. Quand il sortira de prison, c’est chez Lydie qu’il ira directement et sans hésitation. C’est chez elle qu’il exhortera l’Eglise naissante. « Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent. » ; « A leur sortie de prison, Paul et Silas se rendirent chez Lydie, où ils retrouvèrent tous les frères ; ils les encourageaient et leur adressèrent des exhortations, et après avoir fait leurs adieux, ils reprirent la route. » (cf. Actes 16v.16-40)

 En conclusion : Devenez tout en restant dans l’amour et l’obéissance à la Parole, joyeusement et hardiment dans l’Eglise ce que vous êtes réellement dans le seigneur. Vous trouverez votre juste place et vous aiderez, etc.

 Actes 16v.13-15

-. «  Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus hors de l’enceinte (de la cité), au bord de la rivière où nous supposions que les juifs se réunissaient habituellement pour la prière. Effectivement, quelques femmes étaient rassemblées là. Nous nous sommes assis parmi elles et nous avons engagé la conversation. Il y avait, en particulier, une marchande d’étoffes de pourpre, nommée Lydie, originaire de Thyatire et qui adorait Dieu. Elle nous écoutait attentivement et le Seigneur ouvrit son cœur, de sorte qu’elle fut réceptive à ce que disait Paul. Elle se fit baptiser avec sa famille et ses employés, puis elle nous invita en ces termes : vous avez reconnu que je crois vraiment au Seigneur ; si vous m’estimez sincèrement attachée à lui, venez accepter l’hospitalité chez-moi : vous pourrez loger dans ma maison et y demeurer (aussi longtemps qu’il vous plaira). »

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie 

Bibles versions : Louis SEGOND - Parole Vivante et commentaires – Semeur - La femme dans l’Eglise